dimanche, 07 octobre 2007
A quand le mariage pour les pédés ?
J'espère bien jamais... Parce que le titre de mon article est mal posé.
C'est même antinomique avec les fondements de notre démocratie. Ce n'est pas à l'Etat de pérorer sur telle ou telle orientation sexuelle dès lors que celle-ci s'exprime dans le respect des personnes entre individus adultes et consentents. Politiquement je ne suis pas pédé en France demandant plus de droits mais bien citoyen français exigeant l'égalité des droits ce n'est pas la même chose. Le mariage n'est pas une union hétérosexuelles de deux personnes s'octroyant le privilège d'union, sinon la démocratie est morte. Le mariage c'est l'union civile de deux citoyen(ne)s au sein de la République.
Je ne suis pas pédé en France mais citoyen ou plutôt pour l'heure sous-citoien français ne bénéficiant pas des mêmes droits que les autres. C'est à moi et à moi seul que revient le droit de me marier. C'est pour cela que parler de "Mariage gay" est contraire à notre histoire sociale et politique. C'est un mariage civil. La simple autorisation au mariage serait même un déni. Cela me fait penser à cette loi aux USA qui "autorise l'union entre deux personnes de couleur différentes"... Quelle autorité, soit-elle nationnale, peut se permettre de telle textes ?
Je suis célibataire et le mariage ne me tente pas plus que ça mais il est symbolique.
10:05 Publié dans Homosexualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note






Commentaires
La seule vérité dee religions et sectes (c'est assimilable) n'est que de vouloit nous dominer et nous escroquer.
Il n'y a pas de dieu, c'est une foutaise! Un mensonge mis à jour par la science (pourquoi ces 'clergyman' refusent-ils la théorie de l'évolution prouvée chaque jour ne serait-ce que par les mutations des virus?)
Le mariage civil n'est aujourd'hui que le fond de commerce d'hommes (prétendus de loi) qui exploitent la rupture d'un contrat civil (le pseudo contrat religieux n'étant qu'une grotesque farce).
Personne ne peut déclarer que deux etres sont unis, eux seuls le peuvent qu'ils soient hétéro ou homos et les pouvoirs civils ou religieux n'ont pas le droit de s'en préoccuper.
Ecrit par : ababord | dimanche, 07 octobre 2007
Répondre à ce commentaireIl y a plusieurs choses dans ton texte c'est pour quoi je vais séparer ma réponse en 3 parties...
1ère partie "dieu inexistant, guerrier et menteur"
2ème Quelle place a le mariage dans notre histoire ?
3ème partie Etat, religion et compromis
dieu inexistant, guerrier et menteur, c'est ton avis et il me semble un peut péremptoire... Je pense pour ma part qu'une démocratie doit, de fait, aménager des espaces pour l'expression soit-elle religieuse. Ce que tu écris est intéressant parce que c'est l'exercice de la différence. Si je lisais l'équivalent de ce que j'ai écris, si j'avais l'impression de me lire moi-même en te lisant ce serait cool mais faussé. Cool parce qu'il est toujours flatteur que l'autre abonde en notre sens mais faussé parce cette autosatisfacton n'incite pas à réfléchir encore davantage sur ses prises de postion et leurs incidences.
Ce n'est pas facile à formuler car si la religion est, pour moi, sur le même pied que l'art ou l'urbanisme, en tant qu'athée je pense que la spiritualité est tout de même une forme superieure ou disons plus aboutie d'intelligence. C'est un peu comme une sorte de plus petit dénominateur commun de l'espece humaine l'amenant à tendre vers une sorte d'absolu. Respect, amour etc... Mais l'on peut tendre, sans dieu, par la République, vers cette aspiration à la paix non pas comme un objectif mystique ou idéaliste mais tout simplement parce que j'y perçois un équilibre globale qui bien sur contient le mien. Dieu peut exister au-delà des sciences c'est là que réside l'espoir humain face à la mort, à ses inquiétudes métaphysiques selon moi. Dieu n'est ni une foutaise ni un mensonge il est notre histoire, il est notre volonté de perdurer. (mon amour pour toujours, je t'aimerai à jamais, même la mort ne pourra nous séparer) nombreuses sont les expressions verbales ou architecturales qui chez l'homme montre son désir de "sur-vivre". A mon sens, si le net a un tel succés c'est aussi un peu pour cela mais ça je le développerai aillieurs. Nos racines ne sont pas nées le jour de notre conception mais remontent loin, très loin, au-delà des archétypes (et des fautes d'orthographes qui truffent mes textes mais que j'ai la flème de corriger)...
Ecrit par : Le pd politique | mardi, 09 octobre 2007
Répondre à ce commentaire3ème partie Etat, religion et compromis
Quelle place à le mariage dans notre histoire ?
Je ne suis pas un universitaire, je n'ai même pas mon certificat d'étude et j'étais un cancre noir à l'école mais quand même, cela ne doit pas dispenser les crétins de penser, alors je me lance.
A ma connaissance Napoléon été favorable à rayer définitivement le mot Mariage du Code Civil tout comptempteur qu'il été des valeures judéo-chrétiennes. Mais le mariage représentait un tel ciment social qu'il n'était pas possible de faire l'impasse dessus. L'idée de génie a été de donner une sorte d'équivalence laïque par le mariage civil à ce que tu appelles une farce. Camabacéres, homosexuel notoire n'a pas défini le mariage comme ne concernant que les hommes et les femmes. D'ailleurs, quand bien même l'aurait-il fait cela n'en serait pas davantage justifiable.
Je ne souhaite pas spécialement me prenoncer pour ou contre le mariage, je demande juste les mêmes droits que les autres et pas davantage d'équité dans un Pacs aménagé. C'est une prise de position de principe. Force est de constater qu'aujourd'hui encore les homosexuel(le)s sont toujours traités différemment.
Quand tu dis que "Personne ne peut déclarer que deux etres sont unis, eux seuls le peuvent qu'ils soient hétéro ou homos et les pouvoirs civils ou religieux n'ont pas le droit de s'en préoccuper." tu oublies que nous vivons dans une société où il est important de légiférer afin de poser dans un cadre légal ce que seule une assemblée peut défaire. C'est une protection non négligeable. Moi je ne conteste pas que les églises comme l'Etat se prononcent mais les intérêts spirituels des premières ne sont pas ceux politiques des seconds. Pour les églises tout passe par le dogme afin d'être le plus près de Dieu alors que l'Etat se doit de représenter chacun dans sa différence dans un obbjectif commun de vie social.
Ca a quelque chose d'ubuesque, de tragi-comique de voir un pays dit moderne considérer que les personnes ayant des rapports homosexuels ne peuvent définitivement pas avoir les même droits. Le plus époustouflant est que l'Afrique du Sud a intégrer cette égalité dans sa constitution et que la communauté européenne c'est prononcée depuis belle lurette sur le sujet... N'oublions pas l'étymologie greque de politique. C'est la gestion de la polis c'est à dire de là (cit)é qui n'est pas la ville en tant que telle mais l'ensemble des (cit)oyens qui la compose. La France se compose de ses habitants dont certains sont regniés pour cause d'homosexualité.
Ecrit par : Le pd politique | samedi, 13 octobre 2007
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