dimanche, 10 mai 2009
L'épuisant sexe

C'est cool le sexe, ça il n'y a pas à dire ou au contraire il y a tellement à dire dessus, autour, mais aussi, loin, très loin de lui car en fait, ce qui me gène ici c'est que le mot sexeest le même que celui que l'on accorde à l'organe que nous traînons entres nos cuisses, ce qui intègre déjà un certain déséquilibre tapageur. Sodomie, félation, masturbation tout est bon dans le sexe au sens large, le problème, c'est que dans ces pratiques majeures toujours mises en avant, le pénis est derrière, térébrant, baisant, turgéscent en permanence, en permanence ce devoir de résultat.
Le sexe masculin est prêt, toujours prêt, toujours trop prêt, suçable à volonté, idéal reproducteur symbole de la puissance des mecs. Moi je préfère à ces prérogatives de monarques, les métairies dispérsées sur le corps où se produisent les alchimies véritables. Les aisselles, la raie des fesses, les pieds, la zone dorsale, les coudes & genoux de garçons sont autant d'enchantement où se lève et se couche les vrais soleils masculins.
Certes, la masturbation féminine ou le travail de l'anus n'implique pas forcément toujours le pénis, mais le doigt se pose invariablement comme l'intendant de ce monarque poisseux tendant à refaire petitement ce que l'autre fait royalement. Le doigts est bien sûr commun aux deux sexe et à bien des animaux sur terre mais la dominance du sexe innévitable exercice de la reproduction engage l'homme de façon révoltante en donnant aux organes ou objets qui lui ressemble les fonctions de son pouvoir un peu comme pour les eunuques qu'on émasculent en leur sectionnant les couilles. Ils peuvent toujours pénétrer mais jamais jouir, privilège résevé à notre cher phallus. Ça me ravis au-delà de tout entendement que d'être pédé et de me dire que mon sexe dévie jusqu'à l'absurde de ses obligations de vivant. Jamais de rapports avec les femmes pourtant si belles, pas d'enfants, pas de déscendance, pas de patrimoine à léguer, et une hoosexualité tellement magnifique que sur l'évantaille des plaisirs de l'amour je peux me déplacer avec bonheur de bout en bout tout en conservant le privilège par l'esprit de condamner les manquements de mon sexe. Je kiffe la bite et tous ces parfums les plus barbares que je traque jusque dans ma haine des hommes rasés qui me dégoûttent plus qu'ils ne me rassurent et c'est en cela que je peux marquer ma différences vis-à-vis du stéréotype. Je n'y échappe bien sûr jamais tout-à-fait, il me suffit de lire ce que je viens d'écrire à l'instant "femmes pourtant si belles", c'est une expression crasse, les femmes doivent-elles donc toujours être réduites àleur esthétique ? Dans ce type de texte la question doit se poser même si la forme de l'expression compte plus ici que le fond que je ne puis maîtriser très superficièllement. En fait je me suis fais cette réflexion ce matin, "mais enfin, pourquoi le pénis se trouve-t-il derrière toute chose ? Dois-je avoir la tête de ce cher innévitable jusque sur les pièces de monnaies que j'échange sur le tapis de mon érotisme ? Sodomie, félation, masturbation mais bon sang, n'y a-t-il donc que lui pour que la poésie se lace ? Le sexe est une sorte de principauté dont je partage avec le mien le statut de co-prince mais c'est de prince que je ne veux pas, c'est d'Alsace-Lorraine et de concorda qui m'accable, mon corps est un et indivisible et tout en sa surface comme en ses pensées qu'il suinte de façon parfois si désordonnée est l'Être que je veux être.
Je ne le veut pas subordonné à cet axe de masculinité qui m'encombre par son omniprésence. En tant que masseur de massage français, cette sur-exposition m'oblige à le repenser autrement que par la façon dont on le rencontre dans la sphère intime même si il rejoint une partie de mon intimité par résonance.






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