vendredi, 05 juin 2009
Art sodomite

Il n'y a pas à dire, mais ce que peuvent bien faire deux mecs dans un lit en intrigue quand même plus d'un. Quand on connaît la perversité des garçons, imaginer ce qu'ils peuvent faire quand ils se retrouvent, tous les deux, nus, entre les quatre murs d'un appart, excite l'imagination.
Je crois que c'est la sodomie qui l'emporte sur tous les péchés mortels. La sodomie hante l'histoire des hommes, l'église la condamnée en recommandant aux couples qui l'utilisaient comme moyen contraceptif, de ne pas se "tromper de vase", c'était le pécher silencieux, c'était contrevenir aux désirs de Dieu, modifier son dessin. Dans "Le Pénis et la démoralisation de l'Occident" de Jean-Paul Aron et Roger Kempf, Aron rappelle que l'homosexualité était considérée jusqu'au début du 20ème siècle comme une perversion de nature à engendrer une régression de ce genre et que ceux qui la pratiqué prenaient le risque de régresser et de voir apparaître sur leur corps des caractéristiques de l'animal, comme s'il y avait un processus d'humanisation établit. Le must était la réponse à la question question, "Si l'homosexualité est interdite par Dieu, alors, pourquoi Dieu a-t-il permis que les homosexuel(le)s existent ?" l'église répondait "Pour mieux montrer aux hommes ce que serait la Création sans lui"... Glacial non ?

L'appauvrissement corporel n'est pas tant de se livrer à des rapports homosexuels que de se focaliser sur les seules zones génitales et anales. Le corps est si divers, les parfums si nombreux, la beauté des hommes si anarchique selon l'heure où on les surprends que faire du pénis une simple échelle pour atteindre leur lune, ramène l'art du sexe à une BD de Tintin trop colorisée, mais comme mon papier est sur la sodomie et les Arts qui la sous-tendent, c'est d'elle seule que je vais parler.
Ce qui est bien dans la physionomie des fesses, c'est qu'elles représentent un quartier où régne une insécurité permanente. Elles sont calmes, rassurantes, mais même encore dégoulinantes de l'eau de la douche qui les a lavé, le soulèvement, la guérilla urbaine n'est jamais loin et leur propreté qu'apparente. Ce sont des quartiers, comment dire, orageux, changeant, dangereux qui n'ont rien à voir avec le Pigale bourgeois des rupins qui font de leur bite le cabaret où l'on vient s'acoquiner, mais le vrai danger qui rode n'est pas loin, ils sont assis dessus, ruelle noire et mal éclairée symbole d'homosexualité et de manque d'hygiène malgré le parfum de surface.
Le cul matrice.
Moi, ces rues coupe-gorges je les arpentes avec le nez comme un clébart qui renifle à raz la peau en ramasseur de la moindre mollécules d'odeur qui puisse shooter mon cerveau de pervers abîmé. C'est là que régne la plus belle odeur de mâle, la plus fraîche, la plus vraie, la sans-mensonge, loin des unions convenues. J'adore cette matrice anale cloisonnée serrée qui ne s'ouvre vraiment qu'a ceux qui savent laisser couler ce qu'il faut de leur bouche pour accompagner la descente, c'est elle qu'on recherche, la descente. J'ai jamais touché à la drogue, ne me suis jamais bourré la gueule parce que je prèfère avoir la maîtrise des émotions que je ressens, ben là, quand je pénètre l'anus rose ou plus noircie d'un mec, c'est ça que je ressens. Une sorte de descente dans laquelle tu ne trouves de repos que lorsque tu touches le fond, c'est quand t'es bien confortablement dans la merde, que t'as l'impression d'être un déchet que tu peux envisager de remonter, quelques minutes, juste histoire de te rappeler l'odeur fraîche de la surface. Mon aiguille dans le bras à moi, c'est un doigts ou une queue dans le cul. Mes doigts, mon zob, dans le cul des autres. Ça ça arrache.
Quand je sonde un man c'est pour me gaver de lui, de cette soie anale que tu portes à ta bouche comme un môme, à part que ma confiture à moi est vissiée jusque dans ses sucs, et c'est elle qui te dissout de l'intérieure comme un putain d'acide. Ce petit goût d'intérieur de cul qui ne se retrouve nul par ailleurs, à part dans la mort peut-être, quand on te descend dans un caveau, à part que là, c'est une descente dans un caveau dont tu es le témoin et que tu peux rouvrir autant que tu veux en conservant toujours cette même odeur caractéristique du désir.

Cette matrice là c'est une drogue mais une drogue naturelle. Tu vois, les pétards, la cok, tout ces trucs que tu t'injectes pour partir ailleurs en pourrissant ton organisme tu l'as dans le sexe homosexuel, dans cette transgression absolue. Respirer un mec c'est crever mille morts. T'as ceux qui visitent les cimetières en quête de cul multiples et nombreux, ceux qui baisent comme des morts-vivants, des mecs qui sautent le premier trou venu, sans capote, sans avenir, sans lumière, sans exister et puis ceux plus délicats, qui choisissent leur man pour le violer longtemps, comme moi. Baiser pour baiser c'est comme boire pour boire, la multiplicité des cuites ne démultiplie pas tes vies et le SIDA reste quand même la mort à abattre qui hâte ton renoncement à baiser.
Moi je reste un criminel raffiné, qui pense que c'est à deux qu'on peut le mieux délirer en dupliquant les nouvelles fois, des crimes et délis, entre quatre yeux, avec cette petite pointe d'amour même si il y a un peu de merde au cul, surtout si il y à de la merde au cul.
Vous connaissez ce poème de Arthur Rimbaud dont je vous donne les deux premiers couplet
Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d'amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu'au coeur de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s'aller perdre où la pente les appelait.
Quand tu sautes un cul, ce sont des choses qui arrivent, moi, c'est pas ce que je recherche mais c'est pas ce qui me fait chier non plus, parfois, que cette marne rousse de garçons.
Tu voix, quand tu prends un mec, soit tu fais de son cul une autre façon de te branler et là t'es souvent tout seul, c'est un peu comme à deux pour prendre son plaisir chacun de son côté, soit tu acceptes les règles anales de cette perversion. Un cul c'est fermé comme une pension, traversé de spasmes, de suint, de merde, de gaz, de déliquéscence intestinales, c'est l'inverse de la bouche, si visible de tous.
Il y a des garçons branchés scat, fist, gode intensifs, dilatation excessive qui fond des culs rasés des champs militaires minés par des désirs de dégénérescence, moi non. Moi j'aime respecter la physionomie de l'anus, le prendre comme il est mais le prendre partout, comme je veux, sans convention. Mais quand ce cul se referme sur nos ébats de pédés, alors tout reprend sa place, le temps de reproduire les odeurs qu'ont a lavé, lessivé le battoir de ma queue, de mes doigts térébrants, de ma langue infâme. C'est ici que tu t'endors sur lui avant de redécouvrir à ton réveil la dévastation d'un corps que tu t'apprètes à recharcuter, à aimer encore.

10:17 Publié dans Homosexualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note






Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://le-pd-politique.hautetfort.com/trackback/2219511
Ecrire un commentaire