samedi, 20 juin 2009

Orelsan, sa meuf est une pute, et alors ?

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Orelsan , de son vrai nom, Aurélien Cotentin est le fils d'une institutrice et d'un directeur de collège, et qui, après avoir obtenu un bac scientifique se lance dans le rap. Sa chanson "Sale Pute" fait polémique et la secrétaire d'État à la solidarité Valérie Létard en demande l'interdiction à sa sortie.

Orelsan c'est le pitbull que tout pédé a envie d'avoir dans son lit et je suis sûr que si il se faisait limer plus souvent la cavité anale ça lui ferait du bien mais je crois que ce mec est un sacré artiste et que ses textes valent vraiment d'être écoutés.

Et bien oui il traite certaines filles de putes et n'épagne pas les pédé non plus, il ne pense qu'a se faire sucer la bite mais j'ai envie de dire, et alors ? L'art est par nature subversif et c'est bien comme ça. Tous les mecs ne pensent qu'à ça, quel que soit son niveau social, il y a le Vatican, Galilé et l'astronomie selon les mecs, pour le premier, le soleil tourne autour de la terre, pour le second c'est la terre qui tourne autour du soleil au grand préjudice de dieu et pour les mecs, le seul globe qui vaille, c'est leur putain de grosses couilles enchassées de leur zob dont les filles en serait la victime systématique. Ca c'est sexiste. C'est sexyste contre les mecs qui passent pour des cons et ça l'est aussi pour les nanas qui aiment aussi se faire sauter. Je parle des mecs en général en faisant l'impasse sur les hypocrites, les faux-cul et les couilles molles mais de façon générale c'est ça, et il n'est pas rare de touver des mecs qui kiffent de traiter leur femme ou le copin qu'ils liment de pute dans le feu de l'action.
Moi, si je devais me désolidariser de ce mec, ce serait plus parce que ses textes sont hétéro et qu'il ramènne trop les choses à sa queue alors qu'on aimerait que d'autre partie de son anatomie soient exposées dans ses chansons. Un mec peut aussi se faire lécher partout, le dire, l'écrire et le chanter mais en appeler au boycotte parce qu'un bout de texte est extirpé d'une chanson pour être immédiatement étaller sur la place publique relève plus d'un exhibitionnisme puritain que du désir de préserver leur morale de détenteur de la vérité ultime. Je pense que ces senseurs sont tellement perclus dans leur rigidité qu'ils n'attendent plus qu'après un Orelsan pour pouvoir enfin dire "Suces-moi la bite à la saint-Valentin". Ses chansons sont circonscrites dans le milieu de la musique alors que les condamnations de ces hommes et femmes politiques sont elles sur la place publique et qu'on ne s'exprime pas de la même façon dans ces espaces. Demander à ce que son dernier album, "Perdu d'avance" soit retiré des bibliothèques de Paris révèle plus des obligations du politiquement correcte auxquelles sont contraints nos politiques électoralement favorables au féminisme comme si dans ces mouvements-là il n'y avait pas de courants, plutôt que mu par une réelle émotion.

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Entre la place qu'occupe l'art sur la place publique dévolu à la chanson et celui de nos élus dévolu à la prise de parole tout aussi continuelle, les responsabilités ne sont pas les mêmes. Orelsan a des choses à dire, c'est par la chanson qu'il le fait, il faut savoir dépasser ses petites suceptibilités nombrilistes et je le dis en tant que pédé. Que ce terme reste une insulte dans ses textes me semble plus une posture de mâle dominant, une sorte de réflex spontané qu'une homophobie convaincu. Dès lors que l'insulte s'installe dans nos lits de baiseur je ne vois pas pourquoi je serais choqué qu'elle sorte dans la rue si elle ne s'exprime qu'à travers les mots. La violence verbale ou la violence d'état, le sexe brutal ou les tôles insalubres nous avons là des réponses disproportionnées mais le déséquilibre n'est pas en faveur de ceux que l'on croit.

Vous ne pouvez pas regarder un film sur nos chaînes nationales sans qu'il y ait un meurtre, des fusillades, des constitutions de héros qui se forgent sur des zigouillades au kilomètre, pas un roman policier qui ne soit construit sur l'assassina de quelqu'un, pas un jeux vidéo d'action où l'on ne soit pas dans le lancé de pingouin, l'élimination des méchants ou des combats pendant lesquels tout est permis. Nos politiques non plus ne se gênent pas pour mépriser ces jeunes de banlieues, sur-enchérir à leur violence par la répression mais aucune réponse sur le long terme pour, non pas apaiser la situation mais la résoudre. Ajourd'hui, samedi 20 juin, des détenus ont refusé de rejoindre leur cellule parce qu'ils ne disposent même pas de frigo dans leur cage mais les y faire re-rentrer par la force ne règlera rien, on ne traite pas des hommes comme ça. Au lieu de s'offusquer de ce genre de textes, on ferait bien de s'occuper de l'origine de ces propos.
Quand j'écoutes Orelsan, je ne vois qu'un beau mec hormoné qui veut du sexe, qui le parle sur un mode qu'on appelle le rap. Ca rampe, ça suint avec un pieds dans la rue, un autre dans le coeur des jeunes qui ne font qu'y trouver une caisse de raisonnance à leur besoins de garçons en chaleur, du travail, du fric, des meufs et pour un certains nombre d'entres-eux, de l'homophobie, à défaux de vivre correctement leur homo ou bi-sexualité.
Dans Changement de Orelsan, il dit ceci "Les mecs fashions sont plus pédés que les phoques" et les mecs derrière lance "Pédé". Bon, et alors, dès lors que j'ai moi la liberté de dire que cet Orelsan, je lui limerais bien la lune, je ne vois pas pourquoi il ne pourraît utiliser un terme que j'emploie moi-même. Franchement, il est mignon et a des choses sencées à dire et quand tu écoutes , c'est cool.

Ecoute ça

En fait c'est plein d'esprit, il dénonce le rythme trépidant de la société, de la peur de ne pas pouvoir suivre et quand tu écoutes Perdu d'avance c'est un môme qui se cherche et je le trouve magnifique. Comme au début sa chanson Changement où tu le voit se relever alors qu'il s'est fait piqué sa voiture par le lapin blanc du compte Alice au pays des merveilles "Putain, plus j'avance, plus j'grandi, plus j'comprends rien". Alors avant de clouer les gens au pilori peut-être faudrat-il prendre le temps de les écouter.

Faut-il considérer que celui qui prend la parole a une responsabilité ? Merde, il ne dis que ce qu'il ressent, rien de plus sans sans vouloir penser pour les autres.

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Ne dites à personne que je pense que vous êtes spéciaux.

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Commentaires

Enfin un pédé qui pense comme moi de ce jeune homme very bandant, et qui n'est pas hypocrite...........

Bien joué........

Ecrit par : Shinigami | mardi, 14 juillet 2009

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