lundi, 21 décembre 2009
Distinctions sexuelles
Je voudrais tenter aujourd'hui d'isoler les représentations sociales que dessinent notre notre sexualité, il est d'ailleurs assez logique que notre organisation tienne compte de la dominance de la sexualité mais ce qui me fascine c'est vraiment ce besoin impérieux de se distinguer des groupes. Notre cerveau projète des idéaux qui nous poussent à écrire sur le concept de liberté, de citoyen en droit, et en même temps nous n'avons de cesse de chercher ce qui nous distingue dans nos pratiques les plus intimes afin de savoir qui est au-dessus ou en-dessous de qui. Tant qu'il s'agit des constructions organisationnelles d'une société, l'homme trouve toujours une stratégie pour se hisser comme il le peut avec cette symbolique d'ascension trompeuse mais moteur dans la dynamique sociale, par contre, lorsqu'il s'agit de sexualité et donc de goût, le déséquilibre est plus manifeste et vicieux.

Hétérosexualité, homosexualité sont à la sexualité ce que que la bulle est au niveau, un référent social qui nous positionne au regard des autres mais que l'on aille à droite ou à gauche nous sommes toujours dans la même eau. C'est cette bulle que tout le monde s'applique à regarder consciencieusement, c'est elle qui bouge et quand on penche d'un côté, notre sexualité de référence va de l'autre et montre toujours l'horizontalité socialement conforme alors qu'on se situe à l'exact opposé sans rien laisser supposer de la nature de l'eau qu'on bouscule.
Est-ce que la norme sociale en terme de sexualité ne serait pas à la vérité ce que cette bulle est au niveau, c'est-à-dire un curseur qui ne fait que montrer ce que l'on veut qu'il affiche, un horizon qui ne permettrait aucun relief ?
Car enfin, on oppose toujours l'homosexualité à l'hétérosexualité comme si elles étaient antinomiques et sans aucune connection, mais pour qu'il y ait un pôle nord et un pôle sud, il faut la jonction de ces deux hémisphères que représente la bisexualité. Si cette dernière est moins mise en avant c'est qu'elle démontre par son existence même la porosité entre deux mondes qu'on voulait inconciliables et étanches en terme de signalétique sociale.
En fait c'est autour d'elle que s'axe le débat, de quel côté est-on ? Si il y a un bon et un mauvais côté que ne définirait pas les moeurs mais la représentation qu'il en a, alors, il est normal que ce soit la bisexualité qui soit la plus exposée. Les deux autres se distinguent par la nature de leur opposition et la répultion que sucitée leur rencontre, alors que la bisexualité en tant qu'entité, dès lors qu'elle est nommée, se constitue en jonction.

Pour ces deux sexualités c'est vécu comme une désertion d'autant plus intenable qu'elle semble avoir la constance d'une girouette là où on voudrait une élite convaincue par ses moeurs. Seulement la sexualité n'est pas une opinion que l'on affiche mais un ensemble de pratiques que l'on partage au détriment de la distinction compulsive d'appartenance à tel ou tel groupe. Le seul que l'on connaisse c'est celui de la sexualité avec toutes ses variables.
Le constat fait de cette instabilité entendue, on tente de quantifier mathématiquement les parts d'homosexualité sur l'hétérosexualité comme autant de tentièmes nécessaires à l'établissement d'un ratio. S'engage ici un nouveau carnage de chiffre écharpant 100% de sexualité en territoires que l'on redessine à chaque conversation en fonction de l'interlocuteur pour expliquer, défendre sa position sociale. Pourtant, la sexualité n'est pas une quantité et l'homosexualité diluée dans une base hétérosexuelle n'est pas un taux d'ammoniaque à isoler d'une solution afin d'aboutir à un concentré pur de sexualité dominante nettoyée et nettoyable de ses impurtés originelles. Imaginez une huile essentielle d'hétérosexualité qui passerait pas les pores de la peau pour l'affermir dans ses convictions et l'essencialisation de l'homosexualité deviendrait alors dans son concentré un poison. Nous avons tous entendu ces allégations oiseuses prêtant à cette dernière 10% d'existence en comparaison de celle dite normale tenant le bastion avec ses 90% restant, seulement là aussi la bisexualité est évincée parce que cela signifierait dans ce beau partage, que la purté sexuelle ne serait pas atteinte si tenté que 100% d'hétérosexualité soit attégnable. Les mathématiciens du sexe se grattent la tête parce ils savent qu'on établit pas des statistiques sur zéro et que si l'on entre la variable de la bisexualité que reste-il du concentré hétéro et quel poids politique et social a-t-il vraiment ? Ces 90% se compose d'un fort taux d'humidité bisexuelle et les tenants de cette thèse ne sont plus dès lors des militants, des passionnariats de la cause mais deviendraient pour nombre d'entres-eux de simples sympathisants, votant à droite, votant à gauche, en fonction des affinités électives du coeur et des rencontres de la vie.
Ces deux sexualités ne sont pas des éléments atomiques et si l'on oublie de mentionner la bisexualité c'est parce que, procédant de l'une comme de l'autre elle se distingue de la mono-sexualité des deux par la pratique indiférencée de chacune. La bi-sexualité est tout à la fois et c'est cette ubicuité qui lui vaut les foudres de tous.
Ce qui me plait dans l'homosexualité c'est sa position corrosive sur les idées reçus que l'acceptation de ma sexualité rend soluble. Ce qui me ravis dans la bisexualité c'est qu'elle interroge et se pose en passerelle obligeant au débat.
Nous avons un pot commun sexuel qui contient à mon sens trois sexualités fondamentale, l'hétérosexualité, l'homosexualité et la zoophilie en impliquant des pratiques sexuelles avec d'autres espèces que celles d'appartenance définies comme telles parce qu'elles ne sont pas inter-fécondable. Le réceptacle tel qu'il s'est développer chez les organismes évolués et particulièrement chez les mamifères se constitue de la femelle et du mâle et la pérénité de ce duo passe par l'hétérosexualité. Cet arche d'alliance, qui prend des formes sacrées chez les homo sapiens sapiens, n'est qu'une forme d'évolution de laquelle découle l'obéissement à des lois imposant des règles et excluant, au nom des textes, ce que l'esprit finit par saisir de lui-même lorsqu'il tente de comprendre les sources de ses pulsions. Seulement, cette hétérosexualité auto-élue exclue toute autre possibilité, soit telle dictée par la nature. L'instinct doit être soumis par l'esprit, l'homme assujétir sa femme et ce couple hautement naturel et normal contraint à son tour la diversité des pratiques que l'organisation qu'il s'est imposée ne lui permet plus de faire. La sexualité n'est ni morale ni immorale, elle est juste amorale, c'est-à-dire sans idées préconsues mais ce couple infernal qui a décidé de s'enchaîner ne veut tout de même pas l'être seul, leurs enfants doivent s'y plier et ceux des autres aussi.
Quand on demande aux partisants de ce Dieu pré-formé pourquoi a t-il laissé l'homosexualité déjà damnée et leurs suppôts bisexuels promis aux gémonies, la réponse des plus fondamantalistes fuse, "C'est pour mieux nous montrer ce que serait la création sans lui." comme nous le rappel Jean-Paul Aron et Roger Kampf dans Du pénis ou la démoralisation de l'occident.

L'hétérosexualité, même constituante et incontournable pour la reproduction, ne peut pour autant tirer de sa nature un privilège en faisant de simples instincts la réponse à un devoir supérieur.L'extraordinaire de la question que pose l'homme hétérosexuel c'est qu'elle a l'infame audace de n'exiger de réponse que de ceux qui la conteste, c'est ainsi à l'oposant, comme devant un new sphinx, à la trouver, mais ce n'est pas tout. Elle constitue la seule équation à un inconnu, Dieu, qui ne soit tout simplement pas résolvable puisqu'elle propose de remplacer X par la foi et toute tentative d'explication par la croyance à l'exclusion de tout raisonnement. L'homme c'est ainsi fait sa petite sphère céleste où Dieu lui est certes supérieur mais d'un encombrement minimal qui lui laisse toute la liberté pour faire appliquer sa loi. Pour les plaignants, et comme on est pas à une incohérence près, le Tribunal des jugements derniers ne rendra son verdict que lorsque que le contestataire sera mort.
Si l'hétérosexualité se compose d'un homme et d'une femme, elle restera invariable tant que le sort est entre les mains des deux premiers exemplaires mais dès lors qu'il s'oppère un travail de reproduction et de multiplication la variante des combinaisons essaime en autant d'individu et abstinence, homosexualité, bisexualité ou zoophilie sont les incontournables d'une sélection ouverte. Si seul l'hétérosexualité fonctionne pour la reproduction, ce n'est pas pour qu'elle s'arroge le droit de diriger les autres dans une logique essentiellement utilitariste du corps.
Lorsque l'homme se crée en société et pense son environnement, il ne peut omettre les différents composants du groupe sachant que le principe politique qu'il a élaboré pour être au plus près des préocupations de tous en terme de liberté met dans les préambules de la démocratie l'égalité. Si définir n'est pas hyérarchiser, distinguer une sexualité pour lui donner une prédominance politique est une auto-sélection et une discrimination. Entendre encore des responsables de partis dire qu'il faut attendre la maturation du peuple c'est refuser de l'impliquer dans le procésus qui le concerne et lui dire qu'il est immature pour prétendre penser à la place de ceux qui décident. En vérité, l'immobilisme politique n'est que la continuation d'un autoritarisme sexuel lors duquel le dominant décide.

La bisexualité, une force politique sous exploitée.
Une orientation sexuelle devient organe de décision en se définissant comme la sexualité majoritaire. C'est d'ailleurs tout-à-fait vrai tant que la bisexualité reste sous-représentée et tabou. Une société symétrique, à deux pôles est plus facilement identifiable et compréhensible par tous, les hétéros d'un côté, majoritaires, au pouvoir, et en face, les homos, archétype même de la minorité, déficient comme on ne saurait réver mieux au vue des exigences de la nature qu'ils ne sont pas en mesure de satisfaire. Seulement le débat politique se complexifie avec l'émergence d'un "nouveau venu" ou plutôt devrais-je dire, d'un nouveau "malvenu", la bis-sexualité. Elle est à la sexualité identitaire des deux autres tellement bien représentées, une sorte de MODEM, de parti du centre qui tend à faire la jonction par l'unification des idées.
Face à deux sexualités d'élection qui s'opposent, la bis-sexualité jouerai, en langage électoral, le faiseur de majorité en imposant une triangulaire, car en réalité aucun des deux grands leaders hétérosexuel comme homosexuel ne sont en mesure de prouver leur suprématie électorale, et comme il est bien entendu qu'on reste seul dans les isoloirs de son intimité, il est établit que si l'on additionne tous les partisans purs et durs de chaque sexualité traditionnelle et que la bisexualité appelle ses adhérents à l'abstention, aucun n'obtiendra de majorité absolue et rendra toute suprématie sexuelle ingouvernable.
En effet, entre ceux qui sont passés d'une sexualité à l'autre présentée comme une erreur de parcours, ceux pour lesquels, elle reste exceptionnelle, occasionnelle ou régulière, curiosité, vice dévorant ou de circonstance, ceux qui la dise, la taise ou l'ignore, ceux qui la découvre comme un cadavre encombrant dans l'inconscience qu'ils se sont mis en tête de fouiller et ceux dont l'âge leur a permis d'en faire l'apprentissage lors des milles surprises cachées dans les replies de leur vie, la bisexualité est en mesure de rendre l'un comme l'autre vainqueur.

Qu'elle s'avise à dire, j'ai eu des pratiques homosexuelles sans pour autant abandonner la part des plaisirs que me procurent l'autre sexe, que les homos mariés convaincus par les ans, prisonniers des années dont le tampon-dateur fait remonter à 30 ans leur hétérosexualité prétexte et ceux qui se sont laissés séduire par les charmes d'une sexualité pratique contractée par raison, mais dont le coeur regarde toujours vers leur sexe d'élection et l'homosexualité devient ultra majoritaire. C'est d'ailleurs ce que plus prosaïquement avait démontré le rapport kinsey dans son Sexual Behavior in the Human Male de 1948 et Sexual Behavior in the Human Female de 1953 en établissant que 46% des mâles interrogés avaient réagit à l'échelle qu'il avait élaboré allant de 0 à 6 pour tenter de définir la simple attirance homosexuelle à la relation concrète. Il avait déjà compris que le curseur sexuel n'était pas le seul qui permettait d'isoler un sentiment trouble pour une personne de son sexe.
Je pense donc que les homosexuel(le)s devrait travailler de concert avec les bisexuel(le)s qui constituent une force politique considérable et largement sous-exploitée afin que nos droits soient également respectés. La bisexualité n'est pas l'indécision d'un choix, le procésus de déterioration d'une pratique pour une autre, elle est un parcourt dont la "teneur" en hétérosexualité ou en homosexualité ne se mesure pas mais se vie. Quoi qu'il en soit, chaque naissance est une conscience à instruire et jamais le travaille ne sera clôt pour faire accepter, l'espace de ce court instant de vie qu'on traverse, nos plus intimes convictions d'Êtres fondamentalement pensants. Voilà, pour le masseur aux pieds nus que je suis, ce qui fait que je suis un homme.
Le gaulois
Lundi 21 décembre 2009
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mercredi, 09 décembre 2009
Les fesses sur Arte jeudi 10 dec

Pour ceux qui aiment la Lune sous son versant anatomique Arte diffuse le jeudi 10 décembre, à 22 h 10 le film
"La Face cachée des fesses" par Caroline Pochon et Allan Rothschild, dont un livre a était tiré : Arte éditions, 226 pages, 29,90€.
Nous noterons biensur sur le web, la surenchère hétéro-centrée des planqués, journaux en tête, pour nous abreuver de culs féminins afin de bien insister sur l'ampleur de leur domination. Pas un qui fasse (face) l'effort de la diversité.
C'est pas pour dire mais le tabou n'est pas chez nous, les pèds. Le cul c'est notre mecque de mec, notre petit Dieu, un soleil noir dont la mandorle nous éblouie, nous épuise et nous abandonne dans l'émerveillement de sa création.
C'est le seul astre que l'on peut montrer des doigts et qui s'approche spontanément de l'homme que je suis pour se laisser toucher.
Ah constélation de garçons dont chaque région se fait planète hébergeant un rêve pour chacune.
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samedi, 24 octobre 2009
L'amour complice
L'amour complice et ses rires infernaux...
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mercredi, 17 juin 2009
Quelle place ont les glaires dans l'amour ?

Les crachats, ça, ça me fait bander.
Killing Lawrence écrit ceci "Voyez-vous, je suis professeur et j'observe souvent dans les cours de récréation des jeunes qui crachent par terre le plus simplement du monde, comme ils respirent si l'on peut dire.
Ça m'a inspiré l'Art du Crachat, ou quand ce geste anodin se transforme en un art à part entière...
J'ai pensé à un homme qui aurait eu la révélation de sa vie en voyant sa partenaire bavant de plaisir en faisant l'amour. Il n'aurait dès lors cessé de retrouver cette bave orgasmique dans tous les moments de son existence, jusqu'à faire du crachat un Art majeur et absolu.
Mais le public n'a pas compris :
comment de vulgaires expectorations glaireuses pourraient se targuer d'être un art ?
Voilà. Triste leçon."

Mais comment le public pourrait-il comprendre ce que l'éducation lui enjoint de ne pas faire sous peine de se dissocier du groupe ? Le cul, les pieds, les aisselles ça pu, le sexe n'est pas propre, se gratter le nez c'est crad, se laver les mains quand on va aux chiottes est une évidence de l'hygiène, pourtant, combien d'entre-nous le pratique vraiment ? Il n'y a guère que les mômes pour aimer les trucs gores, de bouffer leur crotte de nez dans la rue, de se sentir les doigts après se les être mis au cul, d'aimer Grotadmorv, les mollards verts des farces et attrape, et autres gremlins qui répugnent les adultes.

Le crachat est-il un art ? Et si plus prosaïquement on se demandait qu'elle place à le crachat dans le sexe ou plutôt à l'inverse, combien de mecs se sont vraiment branlés sans jamais cracher sur leur pénis, combien de pédés n'ont jamais lubrifier leur doigts ou leur gode avec leur salive quand ils ne se le remette pas dans la bouche, ce que j'adore faire ? Un mec allongé sur un autre en train de lui rouler une pelle de mollusque contraignant l'autre à avaler son jus, pleins de mecs adorent. Mais parler des excès de l'amour et des formes plus glaireuses de ce qu'on peut rencontrer en baisant, que ce soit les mollards, les pétuités nasale avec notre bonne vielle crotte de nez ami des enfants, le sperme, l'urine, la sueur, les pertes séminales, et autres merdes dans le cul ou dans les yeux au réveil, là se révèlent les belles coulures de l'amour qui participent au sexe underground. Tu sais qu'Apophis serait né d'un crachat du démiurge que les dieux primordiaux auraient rejeté, le condamnant ainsi à une perpétuelle révolte ? Le crachat comme une révolte, c'est ça qui me fait kiffer. La subversion dans l'humeur et l'humeur devient source de désir. Un mec cambrer en arrière pour pisser contre un arbre, qu'est-ce que tu veut qu'il y ait de plus sexy ?
Il n'y a rien de plus primitif qu'un mec qui t'éternue au visage, moi j'adore. Lui ronger la gueule en lui nettoyant les trous de nez, lui curer le tarin avec ma langue, il y a une expression qui remonte à l'antiquité, c'est "faire l'amour par les sept orifices". Ben, parmi ces sept orifices, t'as les trous des oreilles, ceux du nez, de la bouche, de l'anus et celui du sexe féminin ou masculin qui a aussi son méat. Mais qui baise comme ça ? Voilà un autre avantage d'être pédé et d'adorer le corps de ses semblables. Parfois, des corps de mecs te rendent tellement dingue que t'es prêt à tout pour lire en lui.L'autre jour, en massant le sexe d'un mec, donc au taf, il ne s'agissait pas d'un rapport sexuel, je me suis fais l'observation suivante :
En fait, un peu comme l'homme possède trois cerveaux, un reptilien, un mammalien et un néo-cortex, et bien le sexe et la raie des fesses compose une sorte de corps reptilien primitif. Le zob respire les origines et avec lui, le cul et l'ensemble des humeurs du corps. C'est comme un mec qui dors, qui pète, qui baille, qui éternue ou qui a le hoquet, ben je trouve ça craquant.
Alors, il y aura toujours des psy pour annalyser le pourquoi du comment de cette fixation sur les productions masculines, un stade de l'enfance qui ne s'est pas accomplit convenablement mais qu'importe l'origine dès lors qu'on a l'ivresse.

Je vous recommande la lecture du Mal propre, le dernier livre de Michel Serres. Il y dissèque le lien profond, éthologique, qui existe entre le sale (ce que le corps, humain ou social, expulse : crachat, urine, fumier, sang, sperme, cadavres) et la propriété. Nos déjections et rejets marquent notre territoire et c'est autant, pour ma part, le territoire que le mode de marquage, et ce que le mec utilise pour le marquer qui m'excite. Bouffer des aliments qu'il aurait pré-mâché dans sa bouche, boire l'eau tiède qui coule de ses lèvres et c'est comme un orgasme dans éjaculation ou plutôt une éjaculation faite de viande, de liquides s'échappant de lui pour devenir partie intégrante de moi. C'est très alchimique ce besoin de ne former qu'un alors que tiens temps à la spécificité des Êtres et à mon indépendance mais probablement pour mieux m'inféoder à celui que je désire baiser dans l'acte de la vie qui caratérise le plus l'union, le sexe et parmi ces pratiques, celles sublimes de l'homosexualité.



comme aliment de sexualité et instrument violent de contestation des pouvoirs. Celui auquel je me soumets est celui que j'ai choisi, pas celui qu'on m'impose avec en plus l'audace de me dire ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Si boire de la pisse ne l'est pas, alors, je veux la boire et formuler par là que ma répugnance vis-à-vis des bourgeoisies installées. Mon cortex cérébral ne m'indique pas de penser comme vous pensez mais de penser pour me définir et me différencier des autres.Les humeurs sont dans l'art les dernières formes de violences consenties parce qu'elles sollicitent les cinq sens pour mieux les agresser. Baiser est une agression. Même consentie, c'est une intrusion, un corps étrangé qui me recouvre, m'impose son désir même si je suis en mesure de lui opposer le mien, nous restons dans la confrontation d'une prise de plaisir. Faire intervenir les sucs masculins, c'est crever ensemble dans un petite mort dans une putréfaction mutuelle et partager, c'est ne pas être seul quand on s'éteint et avoir le bonheur de se réveiller à côté de ce cadavre d'hier, aujourd'hui ressucité mais déjà prêt à recommencer.

Ce qui coule dans ma gorge, acre, salé, uré est le corps de l'autre fait mien. Si tu transposes le sang du Christ avec le sperme ou la pisse du mec, ça te donne un truc complétement ouf, «Prends et bois-en, ceci est mon urine livrée pour toi» et là tu lui urines à la gueule et en plus il avale parce qu'il croit en toi.
Tu rentres là dans un porno gay avec un contenu archétypal et une résonance hyper puissante avec l'autre. «Faire cela en mémoire de moi». Amuses toi à remplacer le corps du Christ par de la merde ou des crottes de nez et un hurlement au blasphème retentira, c'est ça qui me fait jouir. Il retenti parce que le vulgaire de la création absorbe le noble qu'elle tente d'opposer à sa nature première. L'intouchable créateur, le Père, la Mère et le Saint esprit de la continuité sont malmenés. C'est Jung qui, dans psychologie et alchimie travaille sur l'élément féminin que contient la trilogie. Je ne cherche pas à étayer mes fantasmes de barge, pédé et déséquilibré par des lectures dont je ne suis qu'un médiocre interpète, mais juste de retrouver dans la prima matéria cet attrait pour des textures devenues immondes et que nombre d'entre-nous recherche encore. Tu ne peux pas répondre à cela par la baise, comme Onan, si tu "fraudes par terre" tu es terrassé, seulement le hurlement des moralisateurs est l'orgasme de la vertu bousculée. Ce que j'écris-là est la projection d'un esprit de pédé mais les hétéros n'ont même pas à changer la phrase originelle «Prenez et buvez-en tous, ceci est mon sang livré pour vous» dès lors qu'ils font partie de ceux qui aiment la menstrues des femmes et là aussi, le scénario peut devenir monstrueusement top.
Si boire une coupe de vin devient le sang du Christ, c'est-à-dire une inféodation totale et renouvelée à lui, alors, le sang du vulgaire peut devenir à son tour orgiaque en sachant que cette orgie, _combien de dieux Pan, de divinités lubriques avant l'émergence du monothéisme_ a précédé ce rédempteur. Dieu à créer l'homme mais pour l'hatée que je suis, c'est l'homme qui a créé dieu à son image et lui fait couler dans une coupe ses chaleurs corporelles. Moi c'est ce que je recherche entre les cuisses des hommes, une spiritualité et une fascination.
20:26 Publié dans Homosexualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mollard, crachats, pédé, sang, humeurs, glaires, pétuités nazales, crotte de nez, homosexualité, crad, gore
samedi, 13 juin 2009
skin et dread des opposés que les gay rassemblent

Je kif les dread même si la Jamaïque entretient une haine quasi pathologique des gay, d'ailleurs à tel point que lorsqu'on en vient à la véhiculer dans ses chansons, ça montre que la sexualité des jamaïquains qui aiment ce genre de diatribes n'ont pas une sexualité aussi conforme à celle qu'il souhaitent arborer. Mais bon, ça ne rejailli pas trop sur l'esprit peace and love" initial. Pour les skinheads c'est pareil, haine, violence dont les pédés font les frais juste pour le fun mais faut reconnaître que le dénominateur commun de tout ça c'est le sexe et quoi que ces mouvements en disent, les pèds sont d'excellents conducteurs sexuels. Nous savons catalyser et transformer ce qui nous avantage en courant plus sexe jusque dans les extrêmes les plus jouissifs des pires perversions. Le mec tendu comme un chien, dressé sur ses rangers, serré dans son jeans, le sexe proéminent, le cul saillant, la bière partout, la braguette facile, la pisse abondante, tout ce qu'il faut pour sur-viriliser ce pourquoi on aime baiser les hommes.


13:12 Publié dans Homosexualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : skinheads, gay, dreads, sexe, homosexuel
mardi, 09 juin 2009
New-York et San-Francisco, des terres en Afrique

A part les grandes capitales du corps, le reste ressemble souvent à un voyage au coeur de l'Afrique.
Il n'y a pas à dire mais la capitale des hétéros restera et pour longtemps encore la New-York de leur sexe, la Big apple, la grosse pomme de leurs couilles, les buildings, la statue de la Liberté de leur éternelle érection.
Pour les pédés rajoutez le San Francisco de leur cul autour duquel tout tourne. Rue en pentes, boites de nuit souterraines et unions gay mais en dehors de ce va-et-vient entre New-York la belle et San Francisco la festive, le reste du territoire s'apparente aux déserts africains. C'est beau mais ça reste du sable, des dunes et encore du sable. On manque tellement de temps pour prendre encore celui d'écouter l'autre que lorsqu'on te propose de passer un moment dans un coin qui perdu du Kénia tu préfères toujours la vie trépidante des grandes mégalopoles. Baiser son sexe, respirer ses rues, tenir ses tours, gratte-ciel sans fin qui nous arrachent des exclamations de gamins.
Je suis d'accords avec toi, New-York c'est cool, c'est beau, c'est tout ce que tu voudras mais la terre des hommes n'est pas que cela.
Ce n'est pas pour rien que les femmes se peignent les ongles des mains ou des pieds, se mettent des talons aiguilles etc. Les mecs n'ont pas tout ça, ils restent sauvages et c'est ça qu'ils sont magnifiques mais à quoi cela servira s'il n'y a plus personne pour les voyager, pour parcourir leurs sols ancestraux ?

Kiss me here, and here, and here, and here... everywhere !
17:03 Publié dans Homosexualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bite, new-york, san francisco, londre, paris, hommes, gay, kiss
dimanche, 07 juin 2009
L'identité sexuelle en massage ?

J'ai eu envie de me poser cette question au sujet de mon identité sexuelle en massage, est-ce que je la conserve et sa présence représente-elle un problème ou un atout ?
Bien-sûr, je ne peux pas l'extraire de moi et elle ne devient vraiment un problème que lorsqu'elle se substitue à mes capacités de massages pour devenir toute entière sexuelle. Alors, le sexe est un massage, j'ai pu à de nombreuses reprise le dire, mais il implique sous cette forme une sélection sur des critères qui annulent les impératifs d'éthique. Je peux avoir 4 massages de trés bonne qualité dans ma journée dont je ressortirai satisfait, par contre, je ne peux pas avoir 4 orgasmes sur commande avec des partenaires tous les jours différents.
Lorsque je masse le corps d'un garçon, je n'ai pas de "plaisir homosexuel" construit, souhaité, élaboré comme je peux les susciter dans l'intimité, les mécanismes ne sont pas les mêmes et je ne parviens même pas à dégager de préférence entre le massage d'un homme ou d'une femme. Je suis celui par lequel doit venir l'intention de détente sachant que j'entretiens avec le corps masculin un shéma corporel identique et donc une proximité que ma sexualité amplifie, facilite, mais que mon esprit modère. Lorsque je le masse, ce garçon doit perçevoir que je n'attends rien de lui excepté qu'il soit dans son entièreté corporelle, mais rien de son sexe dressé, rien qui puisse venir de ses fesses en tant qu'objet sexuel. Sa nudité doit se faire expression de simplicité, de tendresse sans à priori, sa nudité ne doit pas conserver ses stratégies d'appâts et sa force d'attraction, pourtant toujours très forte chez moi.

Je suis puissament imprégnié par mon homosexuelité, par la nature même de mon sexe et de sa position dans la société mais dans mon massage, la sexualité doit garder sa place au sein de ma sphère intime et ne jamais prendre le dessus.
La question qu'il est intéressant de se poser c'est "Si je devais masser un homme avec mon identité d'homosexuel sexué, alors comment devrai-je masser les femmes et surtout comment les perçevrai-je ?" Un sexe de femme ne peut éveiller ma curiosité d'hétéro-embryonnaire ou d'homo accompli sans que chacun reprenne sa place de chasseur et de chassée. Est-ce ce que je recherche dans un massage ? Le regard de meute de ma sexualité, dominant et pervers ?
Dois-je alors rester homosexuel lorsque je masse une femme ? Et si tel est le cas, quelle sera mon implication profonde et l'honnêteté de mon touché ? Suis-je l'hétéro-embryonnaire dont je parlais plus haut ou un homme au clair avec sa sexualité ? Car, dans un tel cas de figure, quel statut avoir lorsque je masse un vieillard, celui de gérontophile et pédophile avec les enfants ? Pourquoi ce qui s'évanoui naturellement avec les vieillards et les enfants devrait se réactiver avec les adultes de mon âge ? La convergence de nos intérêts bien sûr, mais quid des afinités électives et des nécessités de l'esprit ? Le vieillard qui vous laisse indifférant sexuellement sera le même homme qui vous fascinera intellectuellement mais le massage que vous lui prodiguez ne doit, lui, qu'être un équlibre que comprendra le corps comme l'esprit. Indifférent vis-à-vis d'un vieux ou excité vis-à-vis d'un jeune c'est la même chose, le massage ne devient plus que plus que l'ombre de lui-même, parasité par les attentes des uns et des autres. Lorsque je ne suis que le guide et que mon massé n'est qu'un voyageur tout reprend sa place. Mon but est de lui faire découvrir des différents paysages de son corps mais les émotions, les souvenirs, là où il veut mener son esprit, lui-seul les connaît. Nous voyons bien que c'est sur un autre plan que nous devons nous situer.

Nous devons être celui ou celle, l'instant d'un massage, dont on attend rien que d'être soi et nous trouver là, en tant que masseur comme sentinelle de la descente dans l'intime. Je ne parle pas de cet intime apparent, visible, de celui qui trouble quand on l'expose, je parle de celui, tellement profond, qui vous constitue. Votre massé(e) doit comprendre que ce masseur vous regarde mais ne vous juge pas, il est là mais ne vous compare pas, il vous touche mais ne vous désir pas et cela parce que aimer c'est aussi penser. Vous devez avoir préparé son voyage, vous devez penser votre métier.
Biensûr que le désir n'est pas un ennemi dont la sexualité en serait la perversion, il ne s'agit pas de remettre le corps dans le carcan par-lequel notre histoire collective nous a laissé meurtrie, mais de le maîtriser pour que le spontané ne prenne pas le dessus pour devenir la finalité naturelle de tout rapport humain au nom d'un édonisme servant toujours les mêmes intérêts, pour tomber dans les mêmes ornières socio-culturelle faisant de moi un homme, un chasseur, un dominant requérant une sexualité à la mesure de ses capacités homosexuelles, sans contraintes et laissant à ma sexualité toutes les latitudes. Je cueille, je mange et je recrache le noyaux. Cet état-là de masculin macho pu comme c'est pas permis.
Masser c'est accompagner l'autre et devenir masseur c'est aimer cet accompagnement.
Baiser en massant, masser en baisant c'est top lorsqu'on est dans une relation établie dans laquelle on ne souhaite pas trouver que du génital. En temps que masseur ou masseuse pro, c'est s'installer dans une sexualité molle, sans consistance attendant le jour où ce sera génial dans les deux sens. En attendant, c'est votre quotidien que vous tissez, c'est votre qualité de masseur que vous empécher de décoler, et c'est le massage que vous desservez en faisant ce que font tout ceux qui n'ont pas de formation pratique sous couvert de massages exotiques.

Ce que je veux dire, lorsque j'écris que la sexualité annule les impératifs d'éthique qui s'impose en massage, c'est qu'autant je ne dois jamais me prononcer sur la beauté supposée ou ressentie de mon massé, autant on ne peut exiger de moi que j'anesthésie tout jugement de valeur pour entrer dans la sexualité qui entend au contraire la multiplication des perceptions. Masser sur un socle commun permet de s'entendre sur ce que l'on est en droit de trouver sur une prestation duplicable à volonté. La sexualité n'est plus sur ces socles communs mais au contraire sur la singularité des sens qu'aiguise un désir partagé.
Dimanche 7 juin 2009
Cabello Alain
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vendredi, 05 juin 2009
Art sodomite

Il n'y a pas à dire, mais ce que peuvent bien faire deux mecs dans un lit en intrigue quand même plus d'un. Quand on connaît la perversité des garçons, imaginer ce qu'ils peuvent faire quand ils se retrouvent, tous les deux, nus, entre les quatre murs d'un appart, excite l'imagination.
Je crois que c'est la sodomie qui l'emporte sur tous les péchés mortels. La sodomie hante l'histoire des hommes, l'église la condamnée en recommandant aux couples qui l'utilisaient comme moyen contraceptif, de ne pas se "tromper de vase", c'était le pécher silencieux, c'était contrevenir aux désirs de Dieu, modifier son dessin. Dans "Le Pénis et la démoralisation de l'Occident" de Jean-Paul Aron et Roger Kempf, Aron rappelle que l'homosexualité était considérée jusqu'au début du 20ème siècle comme une perversion de nature à engendrer une régression de ce genre et que ceux qui la pratiqué prenaient le risque de régresser et de voir apparaître sur leur corps des caractéristiques de l'animal, comme s'il y avait un processus d'humanisation établit. Le must était la réponse à la question question, "Si l'homosexualité est interdite par Dieu, alors, pourquoi Dieu a-t-il permis que les homosexuel(le)s existent ?" l'église répondait "Pour mieux montrer aux hommes ce que serait la Création sans lui"... Glacial non ?

L'appauvrissement corporel n'est pas tant de se livrer à des rapports homosexuels que de se focaliser sur les seules zones génitales et anales. Le corps est si divers, les parfums si nombreux, la beauté des hommes si anarchique selon l'heure où on les surprends que faire du pénis une simple échelle pour atteindre leur lune, ramène l'art du sexe à une BD de Tintin trop colorisée, mais comme mon papier est sur la sodomie et les Arts qui la sous-tendent, c'est d'elle seule que je vais parler.
Ce qui est bien dans la physionomie des fesses, c'est qu'elles représentent un quartier où régne une insécurité permanente. Elles sont calmes, rassurantes, mais même encore dégoulinantes de l'eau de la douche qui les a lavé, le soulèvement, la guérilla urbaine n'est jamais loin et leur propreté qu'apparente. Ce sont des quartiers, comment dire, orageux, changeant, dangereux qui n'ont rien à voir avec le Pigale bourgeois des rupins qui font de leur bite le cabaret où l'on vient s'acoquiner, mais le vrai danger qui rode n'est pas loin, ils sont assis dessus, ruelle noire et mal éclairée symbole d'homosexualité et de manque d'hygiène malgré le parfum de surface.
Le cul matrice.
Moi, ces rues coupe-gorges je les arpentes avec le nez comme un clébart qui renifle à raz la peau en ramasseur de la moindre mollécules d'odeur qui puisse shooter mon cerveau de pervers abîmé. C'est là que régne la plus belle odeur de mâle, la plus fraîche, la plus vraie, la sans-mensonge, loin des unions convenues. J'adore cette matrice anale cloisonnée serrée qui ne s'ouvre vraiment qu'a ceux qui savent laisser couler ce qu'il faut de leur bouche pour accompagner la descente, c'est elle qu'on recherche, la descente. J'ai jamais touché à la drogue, ne me suis jamais bourré la gueule parce que je prèfère avoir la maîtrise des émotions que je ressens, ben là, quand je pénètre l'anus rose ou plus noircie d'un mec, c'est ça que je ressens. Une sorte de descente dans laquelle tu ne trouves de repos que lorsque tu touches le fond, c'est quand t'es bien confortablement dans la merde, que t'as l'impression d'être un déchet que tu peux envisager de remonter, quelques minutes, juste histoire de te rappeler l'odeur fraîche de la surface. Mon aiguille dans le bras à moi, c'est un doigts ou une queue dans le cul. Mes doigts, mon zob, dans le cul des autres. Ça ça arrache.
Quand je sonde un man c'est pour me gaver de lui, de cette soie anale que tu portes à ta bouche comme un môme, à part que ma confiture à moi est vissiée jusque dans ses sucs, et c'est elle qui te dissout de l'intérieure comme un putain d'acide. Ce petit goût d'intérieur de cul qui ne se retrouve nul par ailleurs, à part dans la mort peut-être, quand on te descend dans un caveau, à part que là, c'est une descente dans un caveau dont tu es le témoin et que tu peux rouvrir autant que tu veux en conservant toujours cette même odeur caractéristique du désir.

Cette matrice là c'est une drogue mais une drogue naturelle. Tu vois, les pétards, la cok, tout ces trucs que tu t'injectes pour partir ailleurs en pourrissant ton organisme tu l'as dans le sexe homosexuel, dans cette transgression absolue. Respirer un mec c'est crever mille morts. T'as ceux qui visitent les cimetières en quête de cul multiples et nombreux, ceux qui baisent comme des morts-vivants, des mecs qui sautent le premier trou venu, sans capote, sans avenir, sans lumière, sans exister et puis ceux plus délicats, qui choisissent leur man pour le violer longtemps, comme moi. Baiser pour baiser c'est comme boire pour boire, la multiplicité des cuites ne démultiplie pas tes vies et le SIDA reste quand même la mort à abattre qui hâte ton renoncement à baiser.
Moi je reste un criminel raffiné, qui pense que c'est à deux qu'on peut le mieux délirer en dupliquant les nouvelles fois, des crimes et délis, entre quatre yeux, avec cette petite pointe d'amour même si il y a un peu de merde au cul, surtout si il y à de la merde au cul.
Vous connaissez ce poème de Arthur Rimbaud dont je vous donne les deux premiers couplet
Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d'amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu'au coeur de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s'aller perdre où la pente les appelait.
Quand tu sautes un cul, ce sont des choses qui arrivent, moi, c'est pas ce que je recherche mais c'est pas ce qui me fait chier non plus, parfois, que cette marne rousse de garçons.
Tu voix, quand tu prends un mec, soit tu fais de son cul une autre façon de te branler et là t'es souvent tout seul, c'est un peu comme à deux pour prendre son plaisir chacun de son côté, soit tu acceptes les règles anales de cette perversion. Un cul c'est fermé comme une pension, traversé de spasmes, de suint, de merde, de gaz, de déliquéscence intestinales, c'est l'inverse de la bouche, si visible de tous.
Il y a des garçons branchés scat, fist, gode intensifs, dilatation excessive qui fond des culs rasés des champs militaires minés par des désirs de dégénérescence, moi non. Moi j'aime respecter la physionomie de l'anus, le prendre comme il est mais le prendre partout, comme je veux, sans convention. Mais quand ce cul se referme sur nos ébats de pédés, alors tout reprend sa place, le temps de reproduire les odeurs qu'ont a lavé, lessivé le battoir de ma queue, de mes doigts térébrants, de ma langue infâme. C'est ici que tu t'endors sur lui avant de redécouvrir à ton réveil la dévastation d'un corps que tu t'apprètes à recharcuter, à aimer encore.

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lundi, 01 juin 2009
Mon idée de la vie en couple

J'ai déjà écris là-dessus, le mariage doit être accordé à deux citoyens français ou européens, ne pas prendre la dénomination de "Mariage gay" mais la seule qui vaille, celle d'union civile.
Moi j'exige l'égalité des droits et ne vis pas très bien d'être un sous-citoyen mais dans les faits, je n'aspire pas de me lier avec un garçon selon ces rites antiques teintés de chrétieneté. Pour le Pacs c'est pareil, certes, sa force symbolique est tout de-même là, mais je ne le contracterai vraiment que pour les avantages fiscaux qu'il implique, hormis le côté craquant que doit représenter ce type de demande de la part d'un mec pour scéler une union. Je ne sais pas si vous saisissez bien ce que signifié ce terme d'union homosexuelle. C'est Woahou ! Démocratie, démocratie.
Pour moi, cette idée de scellement, d'engagement, de mariage me semble complètement has been même si je le revendique pour des questions de principe.
L'image que j'ai d'une union homosexuelle dans le couple est celle de l'alchimie du moyen-âge, c'est la "coniunctio solis et lunae", la conjonction du soleil et de la lune dans le masculin, le phallus à la conquête de la lune-matricielle. Ils sont tous les deux allongés dans un lit nuptial et consomment leur union pour ne faire qu'un. C'est la rencontre du conscient masculin et de l'inconscient féminin chez l'homme qui me plaît.
Pour moi, ce qui scelle l'union entre deux mecs, c'est le sexe. Mieux encore, c'est le rapport sexuel qu'on va pousser à deux dans le sens de la découvert de soi et de l'autre conjuguée. Une sorte de marche à deux en pays inconnu, baiser avec l'autre, baiser le corps de l'autre avec le sien, c'est former une sorte de pèlerins en quêtes des possibles sur le chemin des sens. C'est ça le ciment de base d'un couple. Après vient le déroulement du quotidien, le feeling, kiffer à le regarder vivre, se brosser les dents. Lorsque le sexe est là, le reste s'agence naturellement, chacun prend sa place.
Ces valeurs judéo-chrétiennes se sont depuis de nombreux siècles façonnées et influencent encore la plus part de nos agissements. Prenez la notion d'union éternelle es-qualité, "Je t'aimerai à jamais", c'est possible en effet, je crois que la passion peut générer pareille inféodation à l'autre mais l'enfermer dans un serment qu'obligerait plus le droit que ne l'impose une passion sincère, c'est risquer de l'appauvrir à la moindre incartade. Pourquoi s'engager à aimer sur un laps de temps que la vie ne permet pas et que la mort ne prolonge pas avec certitude ? T'aimer dans l'instant me semble tout aussi honorable et sûrement plus hônnette lorsque l'on prend le seul témoin qui vaille, sa chambre à coucher.
Autre terme et même conditionnement religieux, la fidélité. Être "Fidèle" implique son contraire, l'infidélité et la notion de rupture, de trahison. Celui-ci découle de la notion de d'éternité, c'est être fidèle et aimer éternellement. Mais sur quoi sont fondées les valeurs du couple si c'est pour avoir sur l'autre le droit de l'assujétir ? Je ne peux pas demander à mon partenaire d'être le seul garçon qu'il verra pour l'éternité et même pour le temps que nous aurons à être ensemble.
L'amour ne doit pas être un idéal mais un état, c'est un jardin qui produit les fruits que l'on y plante. Ramassons ensemble ce que l'on produit mais si un autre te propose, le temps d'un soir, de goûter à sa production jardinière, ne fais pas de moi un tiers que tu trompes comme un cailloux dans ta sandale mais celui avec lequel, ordinairement tu cueilles dans le même jardin. Je ne veux pas devenir un inconnu que tu oublies le temps d'une filouterie mais celui qui se trouve ailleurs que toi et ne se désolerait pas de te savoir où tu es. Que tu me dises, en rentrant, les charmes bucoliques de ce garçon que tu a baiser sous l'égide du dieu Pan doit être autant de manifestations évidentes de tes besoins sexuels. Je ne peux pas être à la fois, blond, brun, jeune et mature, un expérimenté pleins d'inexpériences des choses de l'amour sans autoriser de fait autrui à être sur ton chemin le serviteur de tes envies.
Pour ma part, je préfère parler de socle commun ressemblant les choses qui nous unissent plutôt que de mariage définit par d'autres. Comme cette photo de deux man dans une piscine, chacun nage pour lui, côte-à-côte mais pour lui à part qu'on est dans le même bassin.



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dimanche, 31 mai 2009
Gay Pride, fière d'être puberts ?

Le "27 juin à Paris" la Gay Pride et son cortège de pédés, de tantes, d'hétéro, de bi vont déambuler, chanter, danser... La Gay Pride, la fiérté gay, mais au fait, c'est quoi être fière d'être gay ? C'est être fière de sa sexualité, fière d'être puberts ?
Non, bande de nazes, vous voyez bien que nous sommes revenu de loin et qu'il n'y à pas longtemps encore les grosses entreprises et autres syndicats qui nous crachaient à la gueule se pressent à présent pour avoir leur char. Ils sont tous gay friendly, écolo comme tous ont été résitants... Bon et alors ? Pédé, écolo, résitant c'est pas une opinion, c'est juste une sensibilités que l'on développe. Qui n'a pas dit de conneries sur telle ou telles minorité par manque d'info ?
Habituellement j'y vais avec ma carte d'électeur en bandoulière juste histoire de la brandire sous le nez de nos élus. J'y serai comme d'hab, par militantisme et avec la liberté du célibataire.
Mot d'ordre ? 1969-2009 : Fières de nos luttes
A quand l’égalité réelle ?
Le cortège partira dès 14h de la place du 18 juin 1940 (Montparnasse), puis rejoindra la place de la Bastille, en passant par les boulevards Montparnasse, Saint-Michel et Saint-Germain, le pont de Sully, et le boulevard Henri IV.
Le seul truc de nul c'est l'extinction obligatoire des sonos lorsqu'on arrive place de la Bastille et le concert Radio FG, la radio des pédés qui a craché dans la soupe pour devenir propre sur elle. La musique s'arrête dès 21h, comme pour les vieilles dames. Après c'est pour les riches, dans les boites. A la gay Pride de 2007 il y avait une sono contestataire à côté, s'était vraiment cool.
Par contre, carton rouge pour les flics de l'an dernier, vous savez, ces petits pédés en bleu ? qui avaient pris place sur la colonne de la Bastille pour éviter à ceux qui on fait leur coming out, de grimper dessus. Des générations de manifestant y montent, ce que je ne valide d'ailleurs pas, tant il y a des risques d'inccident et de dégradation.
On leur pardonne quand même parce qu'il ont souvent un petit cul d'enfer entre les fesses desquels ont aimerait y mettre nos nez... Et puis, pour moi, la Police reste les forces de l'ordre nécessaires à la vie appaisée d'une démocratie.
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