dimanche, 30 décembre 2007
Des Ferraris du cul
Ral-le-bol des mecs pasteurisés, épilés, rasés, tondus, sans saveurs, même les vieux s'y mettent, fait chier. Moi qui dirige un institut de massage je ne vois que de ça et je rase des bites et des raie au klm.
Un man chantait "Où sont les femmes", moi je me demande de plus en plus "où sont les hommes" ? Les couilles, la raie du cul, les aisselles, le pubis ça fait de vrais mecs génétiquement modifiés. Alors je ne veux pas ramener les mecs et leur identité à la seule présence pilaire mais foce est de constater les dégâts que ça provoque.
Ces entres-cuisses masculines tchernobilisées, irradiées, semble-t-il faites pour l'amour moi ça me débecte. Ca va à certains petits mecs mais pas à tous. Quand tu écartes un joli petit cul de man tu t'attends à y voir du foin, un petit trou sinon apeuré, en tout cas discret qui demande grâce... Et non, maintenant c'est Bouygue, pelleteuses, béton, plus un brin d'herbe, que du lisse, du féminin et en plus ça se dit "passif" beurk, beurk... Bien, il vaut donc mieux préférer alors l'original à la copie... Non pas que les femmes soient originellement rasées mais c'est le résulta d'un conditionnement qui les fait comme on veut qu'elles soi, des Ferraris du cul faites pour les hommes, et il n'y a guère que les lesbiennes pour les aimer comme elles sont. Moi je n'ai pas plus d'opinion que celle cérébrale que je vous expose puisque je suis pédé mais je crois que je vais finir par aller voir ces femelles d'un peu plus prêt, juste pour le fun...
Le pire des arguments qui tuent c'est quand c'est présenté comme plus hygiénique.... Comme pour la circoncision dans les années 70... Je déteste ces qualificatifs, actif, passif, hygiénique, rasé enfin tout ce qui éloigne de l'amour comme autant de critères qui sont toujours le reflet de soi et jamais de l'autre. Si tu corresponds à 80% à ce que je recherche ça veut dire que 20 autres % manquent alors qu'il suffit de rentrer toujours plus profondément dans l'autre pour le découvrir mais aussi l'aider à se révéler davantage. C'est là que ça devient bon. Le désir est par définition anarchique.
Vous avez envie de vous raser la tête ? De vous mettre un piercing ? De porter un T-shirt moulant ? De vous raser entièrement ? Mais ditent-moi, ce n'est pas de la mode ça ? Ce n'est pas du conditionnement ? Si vous voulez ce que tout le monde veut, quelle part de vous-même cela peut-il ben encore contenir ?
Sans retourner à l'archétype masculin brutal, machiste, poilu et sentant la transpiration, quoi que parfois cela fasse du bien, peut-être serait-ce bien d'avoir un peu de mesure. Il ne s'agit pas de tout envoyer balader mais seulement de pondération. Se tondre ou se raser n'est pas la même chose, laisser un peu de poils redonne à la zone son aspect viril comme sur le sexe par exemple qui, complètement rasé fait un peu cuisse de poulets élevés en batterie. Moi-même je me rase le cou pour éviter les dents de vampire dans la nuque qui rallonge le crâne et tonds les sourcils qui partent un peu en bataille et le visage quoi que souvent mal rasé. Surtout dans un institut de massage et de soins pour hommes où l'on s'attend à trouver un petit pédé se déplaçant dans un nuage de parfum, ça décoiffe un peut.
Le corps est le dernier des espaces de liberté et je ne veux pas avoir un corps civilisé, juste un corps de mâle.
09:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : epillation de mec, ral-le-bol





